Témoignage ...

"J'était dans la cage d'escalier avec ma copine. Sa porte était mal fermée et elle la claquée puis elle s'est appuyéé fortement sur la porte pour être sur qu'elle ne s'ouvrirai plus toute seule. Dix bonnes minutes sont passées puis on s'est mis a parler de paranormal et là, la porte s'est ouverte avec violence !!! On n'a pas eu le temps de réaliser, on a juste entendu la poignée qui s'abaissait !!!"

Merci à la personne qui à accépté de nous faire partager son histoire !

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 11:00

Histoire vraie ......... et inquiétante !

Voici l'histoire vraie la plus inquiétante de tous les temps. Je tiens à préciser que ces faits se sont réellement passés et que le nom du héros a été modifié afin de lui éviter des ennuis et pour qu'il garde l'anonymat.

Un jour je me baladais dans la prairie et j'ai vu une maison abandonnée au loin. Je suis entrée et j'ai entendu. Je l'ai entendu, LUI. Il m'a raconté son incroyable histoire et à tenu à la faire partager au monde entier. J'ai traduit cette histoire en 5 langues. Français, Allemand, Espagnol, Italien et Grec car je suis anglaise, et je l'ai publié dans ces 6 pays. Veuillez faire l'effort de la lire. Même si vous n'y croyez pas, même si vous vous en fichez, vous connaîtrez l'incroyable du pseudo James Bornetto.

Si j'ai enfin trouvé la force de vous raconter mon histoire, c'est parce que j'aurais voulu laisser une trace de mon existence, en écrivant l'incroyable chose qui m'est arrivée. Aussi vais-je brièvement me décrire, afin que vous en sachiez un peu plus sur moi.
Je m'appelle Bornetto. James Bornetto. Je réside au manoir de Highlandcastel, en Ecosse. J'y ai toujours habité, car j'aime mon pays et je n'ai jamais voulu le quitter.
Je n'ai malheureusement jamais eu d'enfants, bien que je me sois marié à une femme merveilleuse qui décéda deux mois après notre union, d'une mystérieuse maladie.
Je suis plutôt tête en l'air, un rêveur, un penseur. Tout petit déjà, j'étais en retrait par rapport aux autres. Ils ont toujours décidé à ma place. La seule décision importante que j'ai prise dans ma vie était celle de me marier.
Mais aujourd'hui, je n'ai plus personne. Aucun ami, aucune connaissance. Ce qui me reste de ma famille vit à l'autre bout du pays.
Ce soir là, je pensais d'ailleurs à elle. Il pleuvait des cordes et il y avait dehors des rafales de vent glacé. Mes cousins, Dawn et Peter, étaient des marins et étaient habitués à ce genre de temps.
Je me sentais fiévreux et la mélancolie commençait à m'envahir. Kathleen, ô ma Kathleen, ma tendre épouse, toi aussi tu adorais la mer.

En allant chercher la bouteille de whisky, je jetais un coup d'½il à la grande horloge du salon. Minuit dix. Un coup de tonnerre se fit entendre.
Je bus mon verre lentement, à petites gorgées, en songeant à ce que j'avais fait de ma vie. La réponse était : rien. Mon travail était la seule chose dont je pouvais être fier. J'avais réussi professionnellement, mais ma vie sentimentale était nulle.
J'avais la tête qui tournait, et je me sentais de plus en plus faible. Je me levais de mon fauteuil, et montais plusieurs escaliers de mon manoir pour enfin arriver dans la pièce où j'avais soigneusement posé les affaires de Kathleen. Le bruit du martèlement de la pluie sur les tuiles se faisait de plus en plus fort. Une étrange atmosphère régnait dans la maison.
Je passais mes mains sur de légères robes à fleurs, et regardait les tableaux qu'elle avait minutieusement peints.


Puis mon regard se posa sur sa boîte à bijoux. Je pris son alliance en main et m'apperçus que la boîte avait un double fond. Je vis une bague en argent, ciselée. Je n'avais jamais vu cet objet auparavant. Je l'examinai sous tous les angles mains ne vit aucune inscription. Je la mis au doigt. Un volet claqua. Je me retournai brusquement, mais ne vis rien au travers de la vitre.
J'avais froid. Pourtant, je sentais des bouffées de chaleur envahir mon corps.
Je sortis de la chambre et me dirigea vers la salle de bain. Je vis par la fenêtre qu'il faisait nuit noire, et qu'un épais brouillard s'était installé.
Je voulais à tout prix atténuer mes bouffées de chaleur et cherchais dans l'armoire à pharmacie.
Ne trouvant rien, je la refermais. J'eus un énorme choc. Je ne me voyais pas dans le miroir en face de moi.
Je me passais de l'eau sur le visage, pensant que j'avais du rêver, et jetais à nouveau un coup d'½il. Pourtant mon reflet n'apparût pas.
Paniqué, je courus dans mon manoir, passant de miroir en miroir. Mais je ne me vis dans aucune des glaces. Je me couchais le soir, affolé, et intrigué. Je ne dormis pas de la nuit.
Je devais donc m'y faire. J'étais devenu invisible.
Les jours suivants, je ne sortis pas de chez moi, et les passais devant ma glace, à essayer de faire réapparaître mon reflet. Je changeais de vêtements, de chaussures, Je me fis même vomir, au cas où si mon whisky avait contenu une substance rendant invisible. Mais rien n'y changea quelque chose.
Quelques jours plus tard, m'apercevant que j'avais gardé ma bague au doigt, je l'enlevais, et sortit du jardin prendre l'air. La femme du jardinier courut vers moi.
-Ah ! Mon bon Ms. Bornetto ! Vous êtes de retour !
-Euh... Oui, oui.
-Cela fait plus d'une semaine que l'on ne vous avait pas vu ! Nous nous faisions beaucoup de soucis !
Alors je compris que c'était cette bague qui m'avait rendu invisible. Ce bijou avait donc un pouvoir magique.
A partir de ce moment là, je me mis à beaucoup réfléchir. Je pouvais donc maintenant obtenir tout ce que je voulais. J'avais donc la possibilité de m'approprier toute la fortune du monde.
Et c'est ainsi que je me mis à voler. Des petites sommes d'abord, puis des plus grosses. Le soir, je me jetais sur les vitrines des bijoutiers, et piquait les plus beaux diamants, vidait les tiroirs caisse ou emmenais avec moi des broches d'une valeur inestimmable.


Je passais aussi chez les tailleurs, afin de prendre les plus belles étoffes, je volais dans les grandes villa de somptueux tapis, et de la vaisselle de porcelaine.
Chaque jour dans le journal, je voyais des crimes non élucidés que j'avais commis, ou encore des personnes inculpées à ma place.
Puis un mois plus tard, j'étais assis sur ce même fauteuil, dans mon salon, et regardais autours de moi. Il y avait un tas d'objets plus précieux les uns que les autres qui s'étaient accumulés. Sur la table basse se trouvait tout l'argent que j'avais dérobé. Un million de Livres au moins. Plus tous ces objets d'art et bijoux, il devait bien y en avoir pour 2 millions.
J'étais sidéré à quel point j'étais devenu riche.
Je pris un monocle avec une chaînette en or en min, et voulus l'essayer.
Je me mis debout devant un grand miroir incrusté d'émeraudes, et pris bien soin d'enlever ma bague. Mais je vis seulement un monocle qui pendait dans le vide.
Abasourdi, je mis ma bague et l'enlevais à nouveau, mais je restais invisible. Je refis plusieurs tentatives mais rien ne changea.
Depuis ce jour, je suis resté comme ça.
Je me rendis peu à peu compte que j'étais définitivement un homme à part, et que je ne pourrais plus jamais parler à personne. Je sombrais dans une profonde dépression à l'idée de rester seul à jamais.
J'avais donc des biens matériaux inestimables, mais le fait d'avoir une vie sentimentale me manquait toujours. J'aurais donc à jamais ce gros trou dans ma vie. Ce fut une énorme déception pour moi.
Peu à peu, je me suis affaibli. Toute la journée je reste affaissé sur mon fauteuil, en buvant du whisky. Je me laisse lentement mourir, et je sens que je ne vais pas tarder à rejoindre Kathleen.

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 14:15

Modifié le mercredi 23 janvier 2008 14:47

Paranormal : La Dame Blanche de Montmorency, 1759, Québec

Main dans la main, Mathilde et Louis marchaient au bord de la rivière Montmorency dont ils connaissaient tous les méandres. Après les durs travaux du jour, ils se rendaient parfois jusqu'en haut du grand sault, là où on voit toute l'île d'Orléans qui ressemble à un gros poisson couché au milieu du fleuve. Ils faisaient mille projets et leur coeur débordait d'amour. Mathilde refusait de décrire la robe blanche qu'elle avait cousue pour le grand jour. Louis ne la verrait que le matin des noces !

Voici qu'un matin de juillet, dans toutes les paroisses de la côte, les curés avaient réuni les familles et lancé :

- Partez ! Emmenez bêtes et provisions ! Terrez-vous au fond des bois ! Les Anglais sont là !

Seuls demeuraient sur les bords du fleuve Saint-Laurent les hommes, jeunes et vieux, qui s'étaient engagés dans les milices pour défendre leurs biens jusqu'au dernier souffle. Non, les Anglais venant de l'ouest ne franchiraient pas la rivière ! Mathilde Robin aurait bien voulu camper avec les miliciens. Elle aurait tout accepté pour être auprès de Louis ! Mais la guerre est l'affaire des hommes, elle le savait.


Réfugiée dans les bois avec sa famille, elle languissait. À chaque fois qu'arrivait un nouveau venu parmi les tentes, elle posait toujours la même question :

- Avez-vous vu Louis Tessier ? Sa compagnie est-elle sur les battures ?

Puis, un jour, un milicien arriva avec quelques Indiens et un blessé qu'il confia aux femmes.

- Les Habits rouges ont attaqué les redoutes, dit-il, hors d'haleine, et ils ont tenté de gravir les falaises et de franchir les gués. Mais nos troupes les attendaient derrière les fascines et elles ont empêché leur avance.

La bataille de Montmorency se terminait par une brillante victoire des Français. Dans le bois, tout le monde attendait des nouvelles. Quelques soldats et miliciens essoufflés et trempés vinrent rassurer leurs parents. Mathilde eut beau attendre et attendre encore, Louis ne vint pas au campement dans le bois. Alors, n'y tenant plus, elle quitta les autres sous la pluie et se dirigea en hâte vers la rivière. Elle se mit à courir sur les rochers sans se soucier des ronces qui déchiraient son mantelet et son jupon . Bientôt elle arriva au premier gué. Louis Tessier ? Non, il n'était pas là. À l'autre gué, peut-être. Mathilde, haletante, continua son chemin. Au deuxième gué, on n'avait pas vu Louis. Mathilde repartit, mais là aussi, elle fut déçu, il n'était pas au troisième gué. « Il a peut-être tenté d'aller à la ferme », se dit-elle. Elle se précipita sur le sentier qui menait aux habitations. Et cette fois encore, elle ne trouva personne. Mais elle fut saisie de crainte en voyant flamber autour d'elle des granges et des maisons. Elle comprit que les Anglais avaient incendié les fermes et les granges. Elle courut à perdre haleine vers sa maison encore intacte. Elle ouvrit la porte et appela :

- Louis ! Mais seul le silence lui répondit.

Mathilde réussit à se guider dans la noirceur. À tâtons, elle ouvrit l'armoire et repéra sa robe blanche. Elle la saisit et la serra contre elle. Puis elle se dépêcha de ressortir. Elle poursuivait sa quête en répétant le nom de l'aimé. Elle arriva enfin en amont de la grande chute ; elle vit des gens et entendit des appels.

- Mathilde ! Oh ! Mathilde !

Folle d'espoir elle alla vers les voix qui montaient dans la nuit. En la voyant, les miliciens s'écartèrent et firent silence. Il était là, son Louis : il reposait sur la rive dans ses habits familiers. Mathilde l'appela doucement, attendant qu'il se lève et qu'il accoure vers elle. Mais Louis restait couché et ne donnait aucun signe de vie. Alors, elle comprit qu'elle arrivait trop tard. Elle se jeta sur son corps en hurlant sa douleur. Au bout d'un moment, elle sécha ses larmes et s'enfuit. Guidée par le bruit grandissant de l'eau qui se précipitait vers le fleuve, elle arriva juste en haut, au bord du rocher. C'était là où tant de fois elle s'était tenue avec Louis, là où toute la rivière, d'un geste majestueux, bascule dans le vide. Mathilde enfila sa robe blanche et sans hésiter un seul instant, elle ouvrit tout grand les bras et se laissa glisser dans la chute. On ne la revit plus jamais. Encore aujourd'hui, pendant les belles soirées d'automne, juste à la fin du jour, les gens de l'île d'Orléans racontent qu'ils peuvent voir distinctement une jeune femme toute vêtue de blanc errer au pied du grand sault de Montmorency. C'est le fantôme de Mathilde Robin qui, les soirs de lune, semble chercher encore dans les bouillons de la chute le corps de son bien-aimé.

Le vent apporte parfois sa plainte jusqu'à Saint-Pierre ou Sainte-Pétronille. Alors, les gens s'arrêtent et disent : - La voilà. C'est Mathilde Robin, la dame blanche.

Ce récit est adapté d'une légende orale qui circule encore sur la côte de Beaupré. La bataille à laquelle on fait référence est celle de Montmorency, qui précéda de quelques mois celle dite des « Plaines d'Abraham » (1759) où les Anglais conquirent, après tant d'efforts, la Nouvelle-France.

# Posté le dimanche 09 mars 2008 14:28

Paranormal : Surprenante photo d'un chien fantôme

Paranormal : Surprenante photo d'un chien fantôme
La photo de gauche à été prise par une photographe amateure, Madame Filson. Présentes sur la photographie, Lady Hehir et sa chienne Tara. Cependant, nous pouvons très facilement distinguer la présence d'un autre chien, donc la tête se retrouve près du postérieur de Tara.

Madame Filson et Lady Hehir ont immédiatement reconnu la chienne terrier Kathal, qui était la compagne de jeux favorite de Tara. Kathal était morte quelques semaines avant la prise de la photographie, et son apparition est du moins, inexplicable. Nous ne pouvons distinguer qu'une tête de chien, très nette qui semble se tenir devant l'objectif.

Le négatif d'une photo à été soumise au "British College of Psychic Science" en 1927, comme la photo du cochon d'Inde fantôme de la famille Allistone, aucun trucage n'a pu être découvert.

# Posté le mardi 18 mars 2008 16:05

Paranormal : La troublante énigme du caveau des Chase ...

[size=10px]L'histoire commence au XVIIIe siècle lorsqu'une riche famille de planteurs, les Walronds, font tailler dans le roc corallien du cimetière un caveau pour leur famille. Une dame du nom de Thomasina Goddard, morte en 1807, y fut enterrée. L'année suivante cependant, ils cédèrent le tombeau à une autre famille de planteurs, la famille Chase. Cette année là, la jeune Mary Ann Chase, âgée de deux ans, était morte d'une des maladies infantiles si fréquentes à l'époque. Pendant les quatre années suivantes, le tombeau resta scellé. C'est le 6 juillet 1812 que la crypte fût ouverte de nouveau pour y placer le cercueil de la petite Dorcas Chase, la soeur aînée de Mary Ann. La population murmurait que la jeune enfant s'était laissée mourir de faim pour échapper à la tyrannie de son père, l'honorable Thomas Chase qui, semble t-il, ne méritait pas du tout son titre honorifique. À peine un mois plus tard, ce dernier suivait sa fille dans la tombe.

Le jour de son enterrement, après avoir enlevé l'énorme dalle qui protégeait l'entrée du tombeau, les esclaves qui faisaient office de fossoyeurs descendirent dans la crypte pour y placer le cercueil de Thomas Chase. Cependant, ils ressortirent en toute hâte. Ils refusèrent obstinément de redescendre à l'intérieur, ce qui troubla la cérémonie. Le pasteur de Christ Church, le révérend Thomas Orderson, entra dans la chambre funéraire pour voir ce qui avait bien pu terroriser les esclaves pour que ces derniers préfèrent être punis plutôt que de redescendre faire leur devoir. Le révérend fut lui aussi saisi d'une peur panique. Les deux imposants cercueils de plomb des fillettes Chase avaient été déplacés. Ils avaient été mis debout, la tête en bas. Celui de Mrs. Goddard avait été posé sur le coté contre une des parois. On crut à une violation de sépulture de la part des esclaves qui étaient agités depuis quelques temps. On remit donc les cercueils à leur place et plaça celui de Thomas Chase, un cercueil de plomb énorme qui demandait 8 hommes pour le déplacer, dans la crypte. Ils replacèrent par la suite le lourd bloc de marbre qui scellait la tombe.

Quatre années passèrent avant qu'un nouveau décès, celui du jeune Samuel Brewster Ames, permit d'ouvrir la mystérieuse tombe de nouveau. C'était le 25 septembre 1816. Cette fois encore, on souleva l'énorme dalle de marbre pour ouvrir l'entrée et le révérend fût le premier à y descendre. Une fois encore, quelqu'un ou quelque chose avait changé les cercueils de place. Cependant, personne n'avait tenté d'ouvrir les cercueils: le vol n'était donc pas la cause de la violation de sépulture. Le très lourd cercueil de Thomas Chase était dans le coin de la sépulture opposé à celui où il avait été placé quatre années auparavant. Les autres avaient aussi été déplacés. C'était le désordre le plus total. Après que les esclaves aient tout replacé, le pasteur et le secrétaire du gouverneur de l'île, le major Finch, examinèrent le caveau et n'y remarquèrent rien d'insolite. Le mystère restait entier. Le corps du jeune Ames fut donc placé auprès des autres et ils refermèrent le tombeau une fois de plus, le scellant de nouveau avec la lourde pierre de marbre. Ils démontèrent ensuite le chevalet qui servait à déplacer la dalle et, à titre d'expérience, huit hommes de solides constitution tentèrent en vain de déplacer la dalle. Elle ne bougea d'un poil. La famille rentra donc à la maison...

Huit semaines plus tard, l'occasion se présenta à nouveau d'ouvrir le tombeau. Le père de Samuel, avait été tué par des esclaves durant une révolte. Le grand chevalet fut donc mis en place et, après d'énormes efforts d'une douzaine d'esclaves, l'entrée fût de nouveau ouverte. Les phénomènes étranges qui s'étaient produit avaient beaucoup fait parler, donc il ne fallait pas se surprendre qu'un nombre important de curieux s'étaient rassemblés pour voir si l'événement insolite s'était répété. Ils ne furent pas déçus. Le révérend descendit en premier, accompagné du gouverneur de l'île et d'un magistrat. Avant même que leurs yeux se soient habitués à la noirceur de la crypte, ils avaient déjà l'impression que quelque chose d'inusité s'était produit. Effectivement, 4 des 5 cercueils avaient été déplacés. Seul celui de Mrs. Goddard, un léger cercueil de bois en piètre état, n'avait pas changé de place. Les autres, qui étaient tous en plomb (par le fait même très lourds) étaient dans le plus grand des désordres.

Le lendemain, les cercueils furent tous sortis de la crypte et des experts de l'époque inspectaient minutieusement la tombe. Ils vérifièrent et revérifièrent chaque centimètres de la sépulture en espérant trouver une trace d'infraction ou une entrée. Mais ils constatèrent qu'il n'existait vraiment aucun moyen d'accès autre que la porte principale. Pour accéder au caveau, il aurait donc fallu ériger un chevalet, tentative qui ne serait pas passée inaperçue. Il n'y avait aucune infiltration d'eau et il n'y avait eu aucune secousse sismique depuis la dernière ouverture du tombeau. Bref, ils ne découvrirent rien qui pouvait laisser croire que quelqu'un avait pénétré clandestinement la tombe. Ils replacèrent donc les cercueils à leurs emplacements originaux et cette fois, en plus de replacer l'imposante dalle, ils firent sceller cette dernière avec du ciment.

L'histoire devint de plus en plus populaire. Elle fit non seulement le tour de la Barbade, mais elle se répandit dans toute les Antilles, et même jusqu'en Floride et aux Bahamas. Des curieux affluèrent à la Barbade pour voir l'énigmatique caveau des Chase. Des bateaux faisaient même des détours pour que leurs passagers puissent visiter le fameux cimetière. Les habitants de l'île, eux, attendaient le prochain enterrement avec impatience.

Le 7 juillet 1819, c'était le tour de Thomasina Clarke, une amie de la famille, à y être la nouvelle occupante. Des représentants officiels du gouvernement examinèrent avec soin le ciment qui avait servi à sceller la dalle. Tout était en ordre. Cependant, les esclaves furent incapables d'enlever la dalle à leur premier essai. Des vérifications furent faite pour s'assurer que tout le ciment avait été correctement enlevé, mais ils durent enfoncer des coins de bois à coup de marteau pour bouger la dalle qui refusait de coopérer. Finalement, les esclaves réussirent à la soulever. Les témoins comprirent rapidement pourquoi la dalle était si difficile à déplacer; le cercueil de Thomas Chase avait été coincé contre cette dernière. Encore cette fois, les cercueils étaient sens dessus dessous. Une fois encore, ils furent sortis de la sépulture, laquelle fut encore totalement inspectée. Encore cette fois, aucune trace d'infraction nulle part, aucun indice... absolument rien qui pouvait expliquer les phénomènes insolites entourant la tombe. Tout fut remis à sa place et la tombe fut de nouveau scellée. Cette fois par contre, on scella le tombeau avec toutes les précautions scientifiques possible. Du sable blanc très fin fut placé sur la surface de la crypte et des sceaux de certains officiels furent imprimés dans le ciment qui scellait la tombe. Il était donc impossible d'ouvrir ce dernier sans endommager les marques. On prit note de chaque détail; de la position exacte des cercueils jusqu'à l'épaisseur du sable. On chargea même un membre de la police de venir vérifier l'état de la sépulture et de la dalle à chaque jour. Inutile de dire que la popularité du caveau des Chases augmenta considérablement après cet incident. De partout, des gens venaient pour voir cet insolite cimetière. C'était devenu l'objet de toutes les conversations et tout le monde était curieux de savoir quand le caveau serait ouvert la prochaine fois... et dans quel état il serait.

Les mois passèrent et finalement, les autorités de la Barbade succombèrent à la tentation après que des témoins aient rapporté des bruits insolites provenant de la sépulture. C'est le 20 avril 1820 que le gouverneur de la Barbade, Mr. Combermere et plusieurs membres de son entourage ainsi que des différents professionnels inspectèrent religieusement le caveau avant de l'ouvrir. Aucune marque étrange ou irrégulière n'était visible. Cette fois cependant, ce sont les cercueils des enfants qui bloquaient le passage. Les officiels durent passer par-dessus pour inspecter le reste de la sépulture. Les lourds cercueils de plomb semblaient avoir été projetés dans tous les sens. Seul celui de Mrs. Goddard n'avait pas bougé. Le sable blanc était parfaitement intact. Le tombeau fut de nouveau totalement inspecté. Cette fois, on enfonça même des barres de fer dans la couche rocheuse afin d'y déceler d'éventuels tunnels...

Absolument rien, encore une fois. Fatigué de toute cette histoire, le gouverneur fit enlever les cercueils du caveau Chase et les fit inhumer ailleurs. Ce dernier a été laissé ouvert et n'a jamais plus servi à aucune inhumation depuis lors.

De nombreuses théories ont été avancées sur le sujet, mais le mystère reste entier. Semble t-il qu'il ait été impossible que ces très lourds cercueils de plomb aient été déplacés de façon naturelle. Sir Arthur Conan Doyle, le créateur du personnage de Sherlock Holmes, émit une hypothèse selon laquelle des forces surnaturelles déplaçaient les cercueils parce qu'ils étaient fait de plomb; ce métal empêchait la décomposition rapide des corps. Peut-être aussi que l'esprit de la jeune fille qui s'était suicidée ne voulait pas reposer éternellement à coté de son cruel père qui l'avait tant fait souffrir... Qui sait ? Une chose est sûre cependant, ils n'ont pas reposé en paix...

# Posté le samedi 26 avril 2008 14:34